Publié le 08 Mars 2010 par Emmanuelle Grundmann et Kounkou Mara (correspondante à Conakry)

Guinée Le retour sanglant des bérets rouges

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Le 19 février dernier, La Cour pénale internationale (CPI) a qualifié le massacre du stade de Conakry de «crime contre l'humanité». En convalescence à Ouagadougou après un attentat qui le visait, l'ancien président et commanditaire présumé Moussa Dadis Camara nie toute implication. Les Bérets Rouges ont fait passer le pays de l'espoir à la terreur. En attendant qu'une élection présidentielle soit organisée, la Guinée titube.

« Je suis taximan, mais je ne prends plus les militaires dans mon véhicule, ce sont des monstres. Ils ne sont pas humains, ces gens-là. » La scène se passe à Conakry, capitale de la Guinée, en octobre 2009, mais aurait tout aussi bien pu se dérouler dix, vingt, voire trente ans plus tôt. Entre les citoyens et l'armée, c'est en effet une longue histoire de désaveu et de terreur depuis la prise de pouvoir de Sékou Touré, au moment de l'indépendance. D'autant qu'à son règne sanguinaire a succédé une nouvelle dictature répressive sous Lansana Conté.

 

... à lire dans Causette #7...

 

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Publié le 08 Mars 2010
Auteur : Emmanuelle Grundmann et Kounkou Mara (correspondante à Conakry) | Photo : rebecca blackwell/ap/sipa
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