Politique Publié le 24 Mars 2015 par Propos recueillis par Virginie Roels

Daniel Cohn-Bendit La fabrique de l’homme politique

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Le môme de 1968 parle de la genèse de son engagement politique ; il confie ses failles, la colère, l’ivresse du pouvoir, et ce sentiment de toute-puissance dont il a appris à se méfier juste à temps pour toucher du doigt un peu de sérénité.

Causette : L’événement qui vous a éveillé à la politique ?

Daniel Cohn-Bendit : Une image me hante depuis mes 8 ans, je l’ai vue dans un livre, chez ma mère, celle de ce petit enfant du ghetto de Varsovie, les mains levées, tenu en joug par un soldat allemand. Encore aujourd’hui, je supporte mal de la voir. Je crois qu’inconsciemment je me suis identifié à lui, car si j’étais né dix ans plus tôt, j’aurais pu être cet enfant : arrêté, déporté parce que juif. Cette image a marqué mon identité, à partir d’elle, je me suis posé la question : qu’est-ce que tu fais pour que cela n’arrive plus ?

 

Premier engagement ?

D. C.-B. : 1956, l’Union soviétique vient d’écraser dans le sang la rébellion en Hongrie. J’ai 11 ans et je vais manifester avec mon frère contre le Parti communiste. Il y avait des extrémistes de droite, beaucoup de policiers, j’étais impressionné, mais j’avais cette volonté d’affirmer un refus.

 

... La suite dans Causette #55.

Publié le 24 Mars 2015
Auteur : Propos recueillis par Virginie Roels | Photo : © Jacques Cuinières/Roger-Viollet
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