cinema Publié le 23 Février 2015 par Arian Allard

D’une voie à l'autre Marjane Satrapi

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Après l’immense succès de Persepolis en 2007, Marjane Satrapi a poursuivi sa voie singulière au cinéma (Poulet aux prunes, 2011), au risque de dérouter (La Bande des Jotas, 2013). Son nouvel opus, The Voices, signe son retour avec brio. Primé dans plusieurs festivals, ce conte macabre va en surprendre plus d’un(e) ! Rencontre.

Causette : The Voices est le premier film que vous réalisez sans l’avoir écrit…

Marjane Satrapi : Mais le cinéma américain ne fonctionne quasiment que comme ça ! Regardez Coppola et Le Parrain : c’est l’adaptation d’un best-seller et pourtant c’est un film d’auteur. C’est ça le génie des producteurs américains : trouver le bon réalisateur. Moi, quand on m’a proposé The Voices, je me suis dit : nom de Dieu, c’est quoi le genre de ce film ? Je n’avais jamais rien lu de pareil. J’ai été immédiatement obsédée par cette histoire, alors qu’a priori un psychopathe qui trucide des filles, ça n’est pas mon univers ! Ensuite, bien sûr, j’ai modifié certaines choses pour les rendre plus visuelles. Mais ça reste le scénario de Michael R. Perry.


Jerry, le personnage principal de votre film, est schizophrène. N’est-ce pas cela, au fond, qui vous a intéressée chez lui ? Davantage, même, que de vous mettre dans la tête d’un serial killer ?

M. S. : Oui, encore que je ne prétends pas avoir fait un film sur la schizophrénie ! Mais c’est vrai qu’à la base Jerry est malade. D’ailleurs, il ne cherche pas à tuer ces femmes. Simplement, il ne voit pas les choses comme les autres. Il a une double perception…

 

... La suite dans Causette #54.

Publié le 23 Février 2015
Auteur : Arian Allard | Photo : Reiner Bajo - Julien Chatelin
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