Publié le 24 Janvier 2010 par Chloé Marinopoulos

Voisins comme cochons

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Que ceux qui ne veulent pas de happy end tournent la page ! Voisins de palier depuis quatre ans, Zouzou et Michel entretenaient une relation de bon voisinage dans cet immeuble du boulevard Jules Ferry, à Paris. Et comme l'amour n'en fait qu'à sa tête, ces deux-là ont commencé à s'aimer entre la boîte aux lettres et le local à poubelles...

« J'étais embarquée a priori pour toujours. » Zouzou partageait sa vie avec un autre homme, mais les bavardages avec Michel en bas de l'immeuble s'éternisaient chaque fois un peu plus. Un jour qu'il rentrait péniblement chez lui en béquilles, victime d'une mauvaise rencontre avec une moto, Zouzou se dit qu'il était vraiment sexy, son voisin, même en canard boiteux !

 

Ainsi débuta leur histoire, mais son cours fut sinueux, car Michel refusait de s'engager. Il disait: « Je ne suis pas amoureux de toi » pour ne pas dire: « Je t'aime mais je ne veux rien construire avec toi ». Zouzou, elle, savait déjà très bien que c'était lui, lui et rien que lui.

 

Ils rigolent aujourd'hui de ces deux années d'espionnage finement élaboré: ramper sur le parquet, les lumières éteintes, pour savoir si l'autre est rentré ou coller l'oreille sur le mur mitoyen des cuisines. Ils assument pleinement, ça fait partie de leur belle histoire et puis l'amour, ça rend parfois excessif et déraisonnable. Au point pour Zouzou de guetter Michel et ses invités entre le 4e et le 5e étage, à deux heures du mat' et à peine fagotée, ou juste d'une culotte et d'un t-shirt.

 

Et puis il y a eu ce 31 décembre 2002 et les bonnes résolutions qui vont avec. Zouzou, lassée et épuisée des hésitations de Michel, est partie faire le vide quelques mois, ailleurs. Michel s'est retrouvé à espionner un fantôme et a été obligé d'admettre qu'elle lui manquait terriblement, sa jolie voisine. Alors à force de SMS langoureux et pressants, Michel a su faire revenir sa belle sur le palier de leur amour.

 

Ils vivent à présent ensemble mais s'ils le pouvaient, ils n'hésiteraient pas à redevenir voisins, car comme le dit Michel: « C'était tous les jours une fête parce qu'on n'arrêtait pas de s'inviter l'un chez l'autre. On profitait du luxe de nepas se laisser envahir par le quotidien tout en étant constamment ensemble. »

 

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Publié le 24 Janvier 2010
Auteur : Chloé Marinopoulos | Photo : William Beaucardet
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