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Marie Albert © DR

Marie Albert finit la pre­mière par­tie de son tour de France à pied contre les vio­lences sexuelles et sexistes

Elle l’a fait ! 80 jours de marche et elle tient encore sur ses jambes. C’est une sacrée entre­prise enta­mée le 1er juillet à Dunkerque (Nord) que Marie Albert achève ce 30 sep­tembre à Lannion (Côtes‑d’Armor). La jeune femme est allée au bout de la pre­mière étape de son tour de France à pied contre les vio­lences sexistes et sexuelles, soit 1 500 kilo­mètres. Suite du par­cours : l’été pro­chain. 

« Je suis heu­reuse car je ne croyais pas y arri­ver ». Elle ne sent plus ses mol­lets, mais elle est « très fière ». Marie Albert vient d’arriver à Lannion (Côtes‑d’Armor), après un peu plus de 1 500 kilo­mètres de marche débu­tée le 1er juillet à Dunkerque (Nord). La jeune femme de 26 ans boucle la pre­mière étape des 10 000 kilo­mètres qu’elle s’est fixés, dans le cadre de son tour de France à pied contre les vio­lences sexistes et sexuelles. Objectifs : dénon­cer les vio­lences que subissent les femmes dans leur quo­ti­dien en invi­tant les vic­times à lui trans­mettre leurs témoi­gnages via les réseaux sociaux, et récla­mer davan­tage de moyens finan­ciers et humains pour l’accompagnement et la pro­tec­tion des vic­times comme l’ont aus­si deman­dé les asso­cia­tions lors du pre­mier anni­ver­saire du Grenelle des vio­lences conju­gales.

Ni le froid de ces der­niers jours ni le manque de som­meil ne l’ont arrê­tée. Marie Albert a d’ailleurs vu les consé­quences de cette ran­do un peu par­ti­cu­lière sur son phy­sique. « Mon corps n’en peut plus. J’ai attra­pé un rhume. Ensuite, j’ai eu une ten­di­nite au talon d’Achille et un tor­ti­co­lis. Ces sou­cis de san­té m’ont ralen­tie les der­niers jours. » Mais cela ne l’a pas empê­chée de rele­ver ce défi spor­tif et poli­tique, avec une marche quo­ti­dienne de 20 kilo­mètres en moyenne. Il y a bien eu quelques frayeurs comme ce 3 sep­tembre où elle a failli se noyer. Épuisée, cette jour­na­liste, grande voya­geuse et fémi­niste mili­tante a vou­lu tra­ver­ser une baie pour gagner du temps. La marée est mon­tée et elle s’est retrou­vée pié­gée dans l’eau. Sous le choc, elle a dû inter­rompre son périple quelques jours pour reprendre des forces. Si pour cette war­rior, la ran­do est « un sport de com­bat », elle a gagné la bataille, mais pas (encore) la guerre. Il lui reste, en effet, plus de 8 000 kilo­mètres à par­cou­rir les trois[…]

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