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© Gabrielle Rocha Rios

Les ragnagnas, une affaire d’État ?

Début mars, les député·es de La France insoumise ont déposé une proposition de loi pour la gratuité des protections périodiques. Au même moment, le Huffington Post publiait un sondage sur la façon dont les Français·es percoivent les règles et leur impact sur le travail des femmes. Où l’on découvre que 73 % des 18–24 ans (mais seulement 36 % des plus de 55 ans) sont favorables à la création d’un « congé menstruel » qui permettrait aux femmes souffrant de règles douloureuses de ne pas se rendre au travail. Alors, on pose la question : les règles doivent-​elles faire l’objet d’une politique publique ?

Bastien Lachaud

Député de La France insoumise

« À l’occasion du 8 mars, j’ai déposé, au nom de mon groupe à l’Assemblée, une proposition de loi pour la gratuité des protections menstruelles. Nous voulons mettre un terme à la précarité menstruelle, c’est-à-dire au poids du coût budgétaire que représente pour beaucoup l’achat de tampons ou de serviettes.
Dans le concret, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) établirait un modèle à prix contrôlé et remboursé à 100 % par l’Assurance maladie pour chaque type de protections existantes (tampons, serviettes jetables, mais aussi coupe menstruelle, serviettes lavables…). Le remboursement se ferait sur présentation de la facture, de la même manière qu’on envoie à l’Assurance maladie son ticket de caisse de lentilles de contact.[…]

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