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© Andrea Popa

Suicides for­cés : des fémi­ni­cides pas­sés sous silence

Le décès de la you­tu­beuse Mava Chou le 22 décembre illustre un phé­no­mène de socié­té sou­vent tu : le cas des sui­cides for­cés. Lorsque des harcèleur·euses poussent une vic­time à se sui­ci­der, iels peuvent être poursuivi·es péna­le­ment. L’ancienne avo­cate Yael Mellul lutte pour que cette infrac­tion ne reste pas lettre morte.

Deux jours avant le réveillon de Noël, le décès de Maëva Frossard, plus connue sur les réseaux sociaux sous le pseu­do­nyme de « Mava Chou », ébran­lait sa com­mu­nau­té. Victime de cybe­rhar­cè­le­ment de la part d’internautes et de son ex-​compagnon, elle se serait don­né la mort, selon son avo­cat, Maître Stéphane Giuranna, qui décla­rait le 26 décembre à l’AFP : « Cela s'apparente à un homi­cide des temps modernes. Vous pou­vez tuer quelqu'un avec quelques paroles, des fausses infor­ma­tions et du har­cè­le­ment ». Cette mère de quatre enfants avait l’habitude de par­ta­ger son quo­ti­dien et sa vie de famille sur les réseaux sociaux depuis 2015. Depuis, elle subis­sait éga­le­ment des menaces et des insultes, qui se sont empi­rées il y a deux ans, après sa sépa­ra­tion avec son ex-​mari, Adrien Czajczynski. Ce der­nier s’est expri­mé dans une vidéo le 26 décembre en niant toute res­pon­sa­bi­li­té dans la mort de la mère de ses enfants. Pourtant, Maëva avait dépo­sé cinq plaintes pour har­cè­le­ment depuis[…]

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