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"Debout les femmes" : François Ruffin exige de la thune pour les tra­vailleuses du lien !

Dans le docu­men­taire Debout les femmes !, en salles le 13 octobre, François Ruffin part à la ren­contre d’auxiliaires de vie sociale, de femmes de ménage ou d’accompagnantes d’élèves en situa­tion de han­di­cap. Son objec­tif : que leur tra­vail soit mieux consi­dé­ré et mieux payé. Un film plein d’énergie, qui donne envie de se bagar­rer.

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François Ruffin © Rémy Artiges pour Causette

Elles s’appellent Hayat, Jeannette, Martine ou Isabelle. Elles vivent à Dieppe, Abbeville ou Amiens. Elles sont celles qui se lèvent tôt, les « pre­mières de cor­vée », les ­tra­vailleuses « en pre­mière ligne ». Elles sont celles qui prennent soin des autres, mais dont la socié­té ne se sou­cie guère. Elles sont sur­tout les héroïnes du docu­men­taire Debout les femmes !. Des héroïnes ano­nymes et trop ­sou­vent invi­sibles qui crèvent l’écran, au point que Causette a eu envie de les mettre en couv pour leur don­ner toute la lumière qu’elles méritent et d’aller à leur ren­contre pour faire entendre leurs voix.

Lire aus­si l Portraits : les héroïnes de "Debout les femmes" se racontent à Causette

Si le film suit d’abord François Ruffin dans les cou­loirs de l’Assemblée natio­nale – l’élu de Picardie a mené l’an der­nier, avec le dépu­té LREM Bruno Bonnell, une mis­sion d’information par­le­men­taire consa­crée à la reva­lo­ri­sa­tion des « métiers du lien » –, il n’en fait pas sa vedette. « Je connais François depuis plus de quinze ans, raconte le réa­li­sa­teur Gilles Perret, qui coréa­lise avec le dépu­té insou­mis. J’avais envie de par­ler de son tra­vail par­le­men­taire et de mettre en avant le quo­ti­dien de celles qui s’occupent des enfants, des malades ou des per­sonnes âgées. Je vou­lais aus­si mon­trer la force du col­lec­tif, une forme d’alliance entre elles. » Tourné en par­tie pen­dant l’épidémie due au coro­na­vi­rus, le film montre à quel point ces fonc­tions et les femmes qui les exercent sont indis­pen­sables à la bonne marche de la socié­té, à son ­huma­ni­té. Elles ne se sont jamais arrê­tées de tra­vailler mal­gré la peur et l’absence de masques. Les images racontent les jour­nées qui com­mencent aux aurores et se ter­minent tard, les semaines de tra­vail à ral­longe pour une paie infé­rieure au Smic. Pourtant, on res­sort de ce film avec le sou­rire. « Les films dits sociaux sont sou­vent plom­bants, com­mente Gilles Perret. Il n’y a guère d’espoir et, fran­che­ment, on n’a pas besoin de ça en ce moment. François a ten­té de por­ter une pro­po­si­tion de loi pour reva­lo­ri­ser les salaires, mais ça n’a pas mar­ché. Pour ne pas som­brer dans la démo­ti­va­tion géné­rale, nous avons eu l’idée d’imaginer une fin uto­pique et joyeuse en créant une Assemblée natio­nale ­uni­que­ment com­po­sée de femmes. »

Le titre du film fait d’ailleurs réfé­rence aux paroles de l’Hymne des femmes, enton­né par l’ensemble des pro­ta­go­nistes du film dans une scène finale qui donne des fris­sons et fera date. « On a eu peur que ce titre, Debout les femmes !, soit mal inter­pré­té, qu’il soit vu comme une injonc­tion faite aux femmes par deux mecs, s’inquiète[…]

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