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Seins : chérissons-​les !

110 poitrine marie boiseau pour causette
© Marie Boiseau pour Causette

« Le gros touf­fu, le p’tit jouf­flu, le grand ridé, le mont pelé. Tout tout tout tout je vous dirai tout sur le zizi », chan­tait Pierre Perret en 1974. Ce tube, qui décri­vait l’appareil mas­cu­lin sous toutes ses cou­tures, on pour­rait s’amuser à le reprendre aujourd’hui pour évo­quer la forme des seins. Seul pro­blème : l’idéal de la poi­trine en demi-​pomme, dotée de tétons capables de défier les lois de la gra­vi­té, conti­nue de han­ter l’imaginaire. À tel point que les nichons – les vrais – n’en finissent plus de se dis­si­mu­ler der­rière des coques en mousse, com­pri­més par des arma­tures en fer. « Quand ma fille avait 12 ans et demi, nous sommes allées lui ache­ter son pre­mier soutien-​gorge. Le seul modèle que la ven­deuse a pu nous pro­po­ser était rem­bour­ré ! Du temps de ma propre ado­les­cence, nous por­tions de petits tri­angles en coton… », enrage la phi­lo­sophe fémi­niste Camille Froidevaux-​Metterie, qui publie ces jours-​ci une étude sur les seins sous-​titrée En quête d’une libé­ra­tion*. « C’est un signal aber­rant qui insuffle l’idée que ces poi­trines nais­santes ne sont déjà pas suf­fi­santes, qu’elles sont impar­faites avant même d’exister. De quoi ino­cu­ler aux ado­les­centes le virus de la détes­ta­tion de soi et faire d’elles d’éternelles com­plexées. » Un « petit choc » per­son­nel, point de départ[…]

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