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© Camille Besse

Excision : le plai­sir mal­gré la bles­sure

Comment prendre du plai­sir quand on a été muti­lée ? Est-​il même pos­sible d’en éprou­ver ? Quelle est la sexua­li­té des femmes exci­sées ? Nous sommes allées à leur ren­contre.

Opérée il y a trois semaines, Kadiatou * est impa­tiente de cica­tri­ser pour faire connais­sance avec son nou­veau sexe et accé­der (peut-​être) à l’orgasme, sésame qu’elle a long­temps fan­tas­mé. À 28 ans, elle a déci­dé de se faire « répa­rer » à l’Institut en san­té géné­sique, diri­gé par le Dr Pierre Foldes, pion­nier en la matière, qui a inven­té une tech­nique de répa­ra­tion chi­rur­gi­cale pour les femmes exci­sées. Du plai­sir, la jeune femme dit en éprou­ver avec un par­te­naire qu’elle aime pro­fon­dé­ment, « mais c’est pas non plus l’extase », confie‑t‑elle avec pudeur. Avant lui, ce n’était pas pareil, il y avait ce com­plexe qui la gênait. « À chaque ren­contre intime avec un homme, j’étais morte de trouille qu’on me pose la ques­tion. J’avais peur de m’entendre dire : “Ah, tu es exci­sée ?” explique Kadiatou. Quand c’était le cas, je le pre­nais comme si j’étais un monstre, comme un coup de poi­gnard dans le dos. » Jusqu’au jour où elle ren­contre Sébastien, son par­te­naire actuel. « Il n’avait rien remar­qué au début. C’est moi qui lui en ai par­lé. Il était[…]

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