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© Placide Babilon

Être enceinte, c’est du (vrai) boulot

Chaque mois, un cher­cheur, une cher­cheuse, nous raconte sa thèse sans jar­gon­ner. Et si on consi­dé­rait la gros­sesse comme un tra­vail : la « pro­duc­tion d’enfants » ? C’est le par­ti pris de la cher­cheuse en socio­lo­gie Elsa Boulet. Dans sa thèse*, elle montre que l’organisation de la socié­té autour de cette acti­vi­té est sou­mise à des rap­ports de genre, de race et de classe sociale et qu’elle peut évo­luer vers plus d’égalité.

Causette : Pour quelles rai­sons vous êtes-​vous inté­res­sée à la gros­sesse ?
Elsa Boulet : Mon point de départ était de contes­ter l’idée reçue selon laquelle les inéga­li­tés entre les femmes et les hommes seraient intrin­sè­que­ment liées à la repro­duc­tion et que la struc­tu­ra­tion inéga­li­taire de la socié­té se jus­ti­fie­rait par le fait que les femmes portent des enfants et pas les hommes. Je vou­lais mon­trer que ces inéga­li­tés résultent plu­tôt de rap­ports de domi­na­tion dans notre société. 

Pour cela, vous adop­tez un point de vue ori­gi­nal : la gros­sesse consi­dé­rée comme un tra­vail, la « pro­duc­tion d’enfants ». Pourquoi ? 
E. B. : Regarder la gros­sesse comme un tra­vail per­met de ne pas sup­po­ser que c’est un processus[…]

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