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© Miquel Parera

Tinder a dix ans : la revanche des applis de slow dating a‑t-​elle sonné ?

Cette année, Tinder fête ses dix ans de créa­tion. Débarquée en France en 2013, un an après son lan­ce­ment aux États-​Unis, l’application de ren­contre a, à coups de mil­lions de swipes, rin­gar­di­sé Adopte un mec, qui offi­ciait à l’époque chez les jeunes. Jusqu'à ce que cette der­nière en prenne son par­ti et s'affiche désor­mais comme un refuge pour roman­tiques, avec d'autres applis lui emboî­tant le pas.

Dix ans de swipes, de likes… et de matchs. Créée en sep­tembre 2012, l’application Tinder a bou­le­ver­sé notre manière d’envisager les rela­tions amou­reuses. Parce qu’elle est dis­po­nible dans 190 pays (depuis 2013 en France), qu’elle a été télé­char­gée plus de 500 mil­lions de fois et qu’elle a géné­ré au total plus de 70 mil­liards de matchs selon les chiffres mis en éten­dard par l'entreprise amé­ri­caine, Tinder détient aujourd'hui en France le mono­pole des appli­ca­tions de ren­contres sur mobile.

Un suc­cès qui tient en par­tie à un concept révo­lu­tion­naire pour l’époque : grâce à la géo­lo­ca­li­sa­tion, l’appli à la flamme vous affiche les pro­fils d'utilisateur·rices localisé·es autour de vous. Ensuite, il suf­fit de « swi­per », com­prendre : faire glis­ser votre doigt vers la droite de l’écran si le pro­fil vous plaît, ou vers la gauche si vous dési­rez l’ignorer. Si l’élu·e de votre index vous place à droite éga­le­ment, en lan­gage Tinder, c’est le match. Aux apprenti·es tour­te­reaux d’engager par la suite la conver­sa­tion, et plus si affinités.

Supermarché de la chope 

Si, il y a quinze ans encore, dire qu'on avait pécho grâce à Internet pou­vait mal pas­ser en socié­té, Tinder a, plus que toute autre appli de ren­contre, par­ti­ci­pé à faire entrer le phé­no­mène dans la norme, en rai­son de la mas­si­fi­ca­tion de son uti­li­sa­tion. Selon une étude réa­li­sée en 2020 par l’Ifop pour Facebook, 31 % des Français·es décla­raient être actif·ves sur une appli de dating, contre 16 % en 2011. Pourtant, cinq avant sa créa­tion, un autre site de ren­contre pou­vait se tar­guer d’être le super­mar­ché n°1 de la chope hété­ro­sexuelle en France. Adopte un mec et son concept là encore dis­rup­tif. Créé en 2007 par deux Français, Manuel Conejo et Florent Steiner, Adopte un mec pro­met­tait en effet de cas­ser les codes de la séduc­tion, en sur­fant sur le ren­ver­se­ment des rap­ports de séduc­tion entre les femmes et les hommes1.

« Aujourd’hui, je ne croise per­sonne de plus de 30 ans qui ne connaissent pas un bébé né grâce à adopte. » 

Manuel Conejo, co-​fondateur d'Adopte un mec. 

Le cre­do d'Adopte un mec : don­ner le pou­voir aux femmes. L'inscription est gra­tuite pour les femmes et les hommes mais si ces der­niers sou­haitent envoyer des « charmes » aux femmes (autre­ment dit, les noti­fier de leur inté­rêt), ils doivent payer un abon­ne­ment au prix de 16,65 euros par mois. Mais même en payant, ce sont les femmes seule­ment qui pour­ront les ajou­ter à leur panier et les auto­ri­ser à lan­cer la dis­cus­sion. Ce girl power qui a fait l'innovation d'Adopte un mec s'est accom­pa­gné d'un mar­ke­ting exploitant[…]

  1. Encore aujourd'hui, le site est pour l'heure exclu­si­ve­ment à des­ti­na­tion des hété­ros, même si une ver­sion gay et les­bienne est actuel­le­ment à l'étude.[]

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