fbpx

Caroline Estremo, le rire sani­taire

Avec ses vidéos tru­cu­lentes et son spec­tacle à suc­cès, elle soigne les réflexes des zygo­ma­tiques de mil­liers de Français·es. Dans un tout autre genre, l'ex-infirmière aux urgences et humo­riste Caroline Estremo mon­te­ra les marches du fes­ti­val de Cannes le 9 juillet pour son rôle dans La Fracture, de Catherine Corsini.

10092020 0022
Caroline Estremo © Studio Happytosee

Qu'elle raconte un rendez-​vous gyné­co – « Aïe, ça fait mal ! Attention c'était mon col, pas un ticket à grat­ter ! » – ou qu'elle campe un infir­mier – « Moi, la tenue taille 0, elle me va super bien. Enfin, remarque, elle me bloque un peu au niveau du biceps » -, Caroline Estremo fait rire avec ses mimiques et son char­mant accent dans lequel roule un tor­rent de cailloux. A 33 ans, l'ancienne infir­mière aux urgences du CHU de Toulouse semble avoir trou­vé sa voie, celle de la comé­die, et se régale de faire rire les gens après les avoir soi­gnés. Une tran­si­tion natu­relle pour la Toulousaine qui n'était pas la der­nière à faire des blagues en salle de pause, tant, explique-​t-​elle à Causette, « il y a le besoin d'exorciser tout ce qu'on voit pas­ser aux urgences d'agressivité par­fois ou de détresse face à la mala­die ou à la mort. » Et Caroline, qui vient de publier Salle de pause (édi­tions First), une auto­bio­gra­phie dans laquelle elle retrace son par­cours des blocs opé­ra­toires aux estrades qui accueillent son one-​woman show, a tou­jours été de celles à « uti­li­ser l'humour comme un bou­clier pour dépas­ser les dif­fi­cul­tés de la vie ».

Un jour de 2016, déman­gée par le sou­ve­nir de son rêve d'enfant – deve­nir comé­dienne -, la jeune infir­mière publie une vidéo de huit minutes (une[…]

La suite est réservée aux abonné·es.

identifiez-vous pour lire le contenu
Ou
Abonnez-vous à partir de 1€ le premier mois
Partager
Articles liés
2R4A3340 A

Le théâtre, un baume sur les plaies

Le metteur en scène Luca Giacomoni donne un nouveau souffle aux Métamorphoses du poète latin Ovide. Pour incarner ces héroïnes bafouées de l’Antiquité, il fait monter sur scène des femmes victimes de violences.