« Vulgaire », le podcast qui vulgarise la culture générale

Avec son podcast Vulgaire, l’humoriste et comédienne Marine Baousson explique avec ses mots, et avec humour, des sujets dont elle ne connaît rien. Une drôle de façon de désacraliser la culture générale, pour laquelle la jeune femme a d’ailleurs remporté le prix Radio France de la révélation, lors du Paris Podcast Festival, le 18 octobre dernier. 

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© Frédéric Stucien /​Pasto and co

« Vulgaire, c’est de la vulgarisation de trucs par quelqu’un qui n’y connaît rien. » Comme beaucoup, Marine Baousson complexe de ne rien connaître au massacre de la Saint-​Barthélemy ou de n’avoir jamais vu un volet de la saga Star Wars. Et pour cause, la jeune femme n’est ni historienne, ni spécialiste du 7e art. Pourtant, après avoir incarné, en 2018, La Lesbienne invisible – pièce initialement créée et interprétée par l’humoriste et acteur Océan – et avoir lancé son propre seule en scène Fearless en 2019, la Bretonne de 34 ans s’emploie désormais à expliquer avec humour, tous les lundis, dans son podcast Vulgaire, certaines notions dans des domaines aussi variés que l’histoire-géo, l’art ou les sciences. « L’idée du podcast m’est venue pendant le premier confinement alors que j’avais du temps pour m’intéresser à pleins de choses et qu’en parallèle je ne comprenais plus rien au monde qui m’entourait », indique la jeune comédienne.

Depuis la sortie du premier épisode sur la plateforme Acast, le 1er juillet, trente autres ont suivi. « Il n’y a pas de ligne éditoriale, certains durent six minutes et d’autres presque quarante, aucun ne se ressemble », souligne Marine Baousson, qui choisit ses sujets au gré de ses envies et parfois même inspirés par des propositions d’auditeur·rices. « On m’a demandé de faire un épisode sur “pourquoi on pleure quand on coupe des oignons”, c’est plutôt intéressant », s’amuse Marine Baousson, qui travaille par ailleurs avec un réalisateur et une graphiste. Aucune ligne édito donc, mais un seul credo : celui de ne pas savoir. Si elle n’y connaît rien, Marine Baousson ne se lance pas pour autant sans filet. « Je n’interviewe pas d’experts, car mon but, c’est d’expliquer ce que j’ai compris par moi-​même. Donc, je me renseigne sur le sujet, je lis et je regarde des documentaires. Par exemple, ça m’a pris quatre jours pour comprendre la radioactivité », indique Marine. Toutes les sources utilisées par la jeune femme sont d’ailleurs disponibles sur la page du podcast

« Ce n’est pas grave de ne pas savoir ou de se tromper » 

Parce que Marine Baousson ne prétend pas être spécialiste en la matière, avec Vulgaire, la jeune femme propose seulement avec justesse une dérision salutaire qui décomplexe les plus incultes d’entre nous. « Dans mon groupe d’amis, je suis clairement la moins intelligente, celle qui a le moins de culture. En soirée, je me mettais souvent en retrait des discussions, car je ne maîtrisais pas le sujet. Alors que ce n’est pas grave de ne pas savoir ou de se tromper », raconte-​elle. 

Alors, à coup de blagues et de références pop culture judicieusement décalées, Marine Baousson nous explique le monde des abeilles, la société secrète des francs-​maçons, le clitoris, ou encore le joint de culasse. Dernier exemple en date, celui du 1er novembre, dans lequel l’humoriste relève le défi d’éclairer nos lanternes sur les élections américaines en s’appuyant sur l’émission de télévision culte des années 2000, la Star Academy. Un coup d’essai remarqué dans le milieu du podcast, comme en témoigne le prix Radio France de la révélation, que l’humoriste a reçu lors du Paris Podcast Festival, le 18 octobre dernier. Si la culture générale c’est comme la confiture, avec Vulgaire, la tartine de Marine Baousson tombe toujours du bon côté. 

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