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Musique : rideau sur les loli­tas

De France Gall à Alizée, les « fausses ingé­nues », bien sou­vent créées de toutes pièces par les mai­sons de disque, ont long­temps rem­pli les caisses de l’industrie musi­cale. Retour sur un genre qui, ces der­nières années, grâce au strea­ming, à #MeToo et à l’autonomisation des artistes, est en voie de dis­pa­ri­tion.

france gall en 1966
France Gall © Gamma

Postée en janvier,la vidéo d’Angèle s’appropriant Moi… Lolita cumule les vues sur TikTok et Instagram. Vingt et un ans après sa sor­tie, voi­là la minau­de­rie d’Alizée, 15 ans à l’époque, digé­rée par l’interprète du fémi­niste Balance ton quoi. Quel pied de nez ! Le mou­ve­ment #MeToo aurait-​il eu la peau des loli­tas de la chan­son ?

L’idée de faire chan­ter des ado­les­centes faus­se­ment ingé­nues remonte aux années 1960 et à l’émergence d’une nou­velle classe sociale : la jeu­nesse éprise de liber­té. Du maga­zine Salut les copains aux 45-​tours des yéyé, une nou­velle géné­ra­tion de consom­ma­teurs appa­raît. « Les mai­sons de disque ont mis beau­coup d’énergie à cap­ter l’argent de poche des tee­na­gers », rap­pelle le musi­cien Bertrand Burgalat (dont l’album Rêve capi­tal sort le 11 juin), patron du label Tricatel et pré­sident du Syndicat natio­nal de l’édition pho­no­gra­phique. 

De Sheila à Alizée en pas­sant par Lio

La méthode est simple : pous­ser devant les micros des idoles qui ont[…]

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