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Laure Adler : « Duras était une dévo­reuse d’hommes »

Duras aimait les hommes. Passionnément. L’amour phy­sique, char­nel, intel­lec­tuel est par­tout dans son œuvre. Laure Adler, qui a publié en 1998 la pre­mière grande bio­gra­phie de Marguerite Duras et qui l’a, à cette occa­sion, sou­vent ren­con­trée, nous parle de son rap­port à la séduction.

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Marguerite Duras, avec Dionys Mascolo (à g.) et Robert Antelme, dans les années 40.

Causette : Comment expli­quer la soif de séduc­tion de Marguerite Duras ?
Laure Adler : Sa mère ne lui a jamais dit qu’elle était gen­tille ou mignonne. Donc la séduc­tion, chez elle, est un arti­fice, un tra­vail, une construc­tion. Je crois que quand elle était jeune fille il a fal­lu qu’un homme qui n’était pas de sa race [l’amant chi­nois d’Un Barrage contre le Pacifique et de L’Amant, ndlr] puisse la regar­der pour qu’elle par­vienne à consi­dé­rer qu’elle n’était pas trop laide. L’une des rai­sons qu’elle a eues d’écrire était de pou­voir prou­ver à sa mère qu’elle savait faire quelque chose dans la vie. Mais même comme ça, elle n’a pas réus­si à se faire consi­dé­rer par elle. D’où les hommes.

Duras aimait les hommes, mais elle n’a pas tant que ça expé­ri­men­té la conju­ga­li­té.
L. A. : Il ne faut jamais oublier que Duras a pas­sé la majorité[…]

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