fbpx
116 portfolio 1 federico estol

« Shine Heroes », de Federico Estol : lumière sur les cireurs de l’ombre

Ils sont trois mille à débou­ler de leurs ban­lieues chaque matin dans les rues de La Paz, en Bolivie, à l’affût du moindre rayon de soleil. Ce sont « les héros de lumière », comme les sur­nomme le pho­to­graphe Federico Estol. Leur mis­sion : faire briller les sou­liers de cuir des ­passant·es. Ce point de vue émi­nem­ment poé­tique cache une ­réa­li­té plus cruelle. Ces cireurs et cireuses de chaus­sures ont si mau­vaise répu­ta­tion qu’ils et elles portent des cagoules et des masques, pour qu’on ne puisse pas les iden­ti­fier. Familles, ami·es et entou­rage doivent igno­rer leur appar­te­nance à cette troupe « hon­teuse » soup­çon­née de tous les maux et de toutes les addic­tions. Federico Estol a sou­hai­té rendre leur digni­té à ces tra­vailleurs et tra­vailleuses pauvres en les met­tant en scène dans un livre – pho­to et BD – conçu en col­la­bo­ra­tion avec soixante de ces shoe shi­ners durant trois ans.
L’œuvre ter­mi­née res­ti­tue la force et la vita­li­té de ces figures urbaines tra­di­tion­nelles, qui deviennent, face à l’objectif, des super­hé­ros du quo­ti­dien.

Shine Heroes, de Federico Estol.

Cliquez sur les images pour les agran­dir

La suite est réservée aux abonné·es.

identifiez-vous pour lire le contenu
Ou
Abonnez-vous à partir de 1€ le premier mois
Partager
Articles liés
Unknown

Les mau­so­lées numé­riques de la Mère Lachaise

Sur le compte Instagram @MereLachaise, la journaliste Camille Paix publie des biographies de femmes enterrées dans le cimetière parisien du Père-Lachaise et oubliées de l’Histoire. Ses dessins redonnent un visage à ces illustres inconnues.