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Marianne North, peintre en bota­nique

Voyageuse et explo­ra­trice, Marianne North se consa­cra, pen­dant près de vingt ans, à peindre les plantes sur six conti­nents. Ce qui déplai­sait for­te­ment dans le milieu très mas­cu­lin de la bota­nique et du natu­ra­lisme exo­tique du XIXe siècle. 

english portrait of marianne north 1830 1890 . circa 1880. Unknown 398 Marianne North
Portrait de Marianne North vers 1880. © The Picture Art Collection
/​Alamy Stock Photo

Quand Marianne North naît ce 24 octobre 1830, à Hastings, dans le sud de l’Angleterre vic­to­rienne, rien ne la des­tine à deve­nir une illus­tra­trice, bota­niste et natu­ra­liste de renom et encore moins une des plus grandes explo­ra­trices du XIXe siècle. Fille d’un riche pro­prié­taire ter­rien, Frederick North, membre du par­le­ment bri­tan­nique, et d’une mère des­cen­dante d’un baron, Lady Marianne serait plu­tôt pro­mise à un ave­nir d’aristocrate dis­tin­guée, culti­vée et engon­cée dans des frou­frous de den­telle. 

Comme il se doit, elle apprend la danse, le pia­no, le latin et se pas­sionne pour le chant auprès de la célèbre contral­to Charlotte Helen Sainton-​Dolby. Mais ce des­tin tout tra­cé est inter­rom­pu bru­ta­le­ment, car la voix de Marianne ne tient pas le coup. Il faut renon­cer à une car­rière dans l’univers du chant. Très affec­tée, elle se tourne vers la pein­ture. 

Enfant ché­rie et très proche d’un père féru de bota­nique et de fleurs exo­tiques, elle s’intéresse au jar­di­nage, observe la nature. Elle se spé­cia­lise en pein­ture flo­rale auprès du peintre par­ti­cu­lier de la reine Victoria, Valentine Bartholomew. 

Sa mère décède en 1855 et demande, sur son lit de mort, à son étrange fille, qui pré­fère le ter­reau et les plantes aux tra­vaux d’intérieur, de s’occuper du père. Cela[…]

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