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Marguerite Gérard, peintre enga­gée et femme d'affaires

Élève de Fragonard, cette fille de par­fu­meur prend vite son envol pour deve­nir une artiste recon­nue et faire fruc­ti­fier sa for­tune. Visionnaire, elle a tra­ver­sé les époques, de Louis XVI à Louis Philippe, adap­tant, constam­ment son art au goût de ses contem­po­rains. Même – et, sur­tout – quand ce goût est au liber­ti­nage. 

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Peinture de François Dumont repré­sen­tant Marguerite Gérard
à 32 ans. Miniature sur ivoire (1795). © Wikipedia

Marguerite Gérard naît le 28 jan­vier 1761 dans la ville du par­fum, Grasse. La mode est au jas­min, à la rose et à la sombre tubé­reuse dont les fra­grances volup­tueuses s’immiscent dans les bou­doirs de toute l’aristocratie. Son père, Claude Gérard, est mar­chand par­fu­meur. Mais l’enfance de Marguerite ne va pas s’imprégner long­temps des odeurs de musc… Elle n’a que 3 ans lorsque Claude aban­donne mys­té­rieu­se­ment famille et sta­tut social, pour par­tir en Afrique s’enrôler comme simple sol­dat. 

À bien des égards, ce départ mar­que­ra le par­cours de la jeune femme. Sa mère, Marie Gilette, envoie tour à tour ses sept enfants à Paris, chez un grand-​oncle for­tu­né. Les frères aînés de Margot brû­le­ront vite la chan­delle par les deux bouts et, comme leur père, fra­gi­lisent la posi­tion des sœurs. Marguerite ren­contre bien­tôt l’époux de son aînée, la minia­tu­riste Marie-​Anne. Il s’agit de Jean-​Honoré Fragonard, Frago, pour les intimes. Il est déjà célèbre, tra­vaille pour la Cour et béné­fi­cie d’un ate­lier au Louvre. Marguerite entre en appren­tis­sage chez lui. L’élève[…]

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