fbpx
03 betacinema styx copyright benedict neuenfels 5bcf3000ef791
© Benedict Neuenfels

La sélec­tion de mars 2019

Styx, de Wolfgang Fischer

À la croi­sée du docu­men­taire, du thril­ler et de l’allégorie (pour mémoire, le Styx est l’un des fleuves des Enfers dans la mytho­lo­gie grecque), ce film alle­mand s’intéresse de très près à la ques­tion brû­lante des migrants. Ses atouts ? Son cadre : un huis clos en pleine mer. Son héroïne : une femme méde­cin, solide, confron­tée à un cruel dilemme. Et sa comé­dienne : Susanne Wolff, tout en rete­nue…
Elle pen­sait trou­ver le calme, seule sur son bateau, avec l’Atlantique à perte de vue. Mauvais diag­nos­tic ! Rike, méde­cin urgen­tiste en goguette, est de nou­veau confron­tée à l’urgence, au large de Gibraltar. Ainsi, une nuit de tem­pête, elle tombe sur une embar­ca­tion de migrants à bout de forces. Doit-​elle res­ter à l’écart, comme le lui ordonne le garde-​côte ? Doit-​elle leur por­ter secours, comme le lui intime son éthique per­son­nelle ? Cruel dilemme pour cette navi­ga­trice solide, qui a tou­jours voué sa vie aux autres…
Un sujet fort, une super­hé­roïne inha­bi­tuelle, un face-​à-​face habi­le­ment fil­mé : on se laisse faci­le­ment embar­quer dans ce huis clos intense, sobre et poi­gnant. La per­for­mance de Susanne Wolff, tout en inté­rio­ri­té dans le rôle prin­ci­pal, y est pour beau­coup. U Ariane Allard

Rosie Davis, de Paddy Breathnach

Rosie, jeune Irlandaise mariée à un beau gosse tra­vailleur, est la mère active de quatre enfants tur­bu­lents. Une bat­tante. Jusqu’ici tout va bien ? Bien sûr… que non. Depuis que leur pro­prié­taire a ven­du leur mai­son, leur vie (modeste) a bas­cu­lé dans la pré­ca­ri­té. Pire : Rosie et sa famille vivent dans une voi­ture. Aujourd’hui à Dublin. OK, c’est une fic­tion, mais c’est aus­si un drame. Rude, scan­da­leux. Afin de col­ler au plus près à l’urgence de cette pau­vre­té ordi­naire, le réa­li­sa­teur a choi­si de sai­sir Rosie l’espace d’un jour et d’une nuit. Autant dire que ce huis clos, por­té par Sarah Greene, sa comé­dienne cha­ris­ma­tique, prend à la gorge. Good job ! 

Sibel, de Guillaume Giovanetti et Çagla[…]

La suite est réservée aux abonné·es.

identifiez-vous pour lire le contenu
Ou
Abonnez-vous à partir de 1€ le premier mois
Partager
Articles liés