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Septembre 2010

Le seul remède définitif à mes complexes,

si je les écoutais, serait la mort.

Et la mort, ça m'ennuie.

 

Ils sont donc priés de la fermer et, globalement, je ne m'en sors pas trop mal.

 

Mais je suis quand même inquiète pour Pépère, là, à l'Élysée. Parce que lui, il s'en traîne un vrai paquet. Et quand la frustration et le ressentiment s'installent aux commandes, il y a de quoi tressaillir. Des nomades, des réfugiés et des mendiants maltraités pour expurger les souffrances d'une nation ? La belle affaire.

 

Nicolas, mon grand, calme-toi donc. Respire et va boire un verre d'eau, ça nous évitera bien des tracas. Le complexe plombe ou exacerbe la confiance en soi, déforme la perception. Autrement dit, laisser Pépère défouler sur nous ses complexes et ses angoisses, c'est nous assurer une politique aussi sereine et non-violente que le menu d'un anorexique est copieux.

 

On n'est jamais plus à côté de ses talonnettes que lorsqu'on est guidé par la peur du regard des autres ou par les résultats des sondages, appelez ça comme vous voudrez. C'est la mécanique qui pousse l'alcoolo introverti, vexé par un autre pilier de bar, à rentrer chez lui pour cogner sur sa femme. Le sentiment du mâle blessé dans son ego espérant secrètement croiser plus faible que lui sur sa route, histoire de se sentir à nouveau puissant, ne serait-ce que l'espace d'un instant.

 

Pour ma part, si j'avais dû me laisser aller à écouter ces foutus complexes, j'aurais déjà: 1/biseauté mon nez 2/revendu mes seins 3/liposucé mon ventre et mes fesses 4/recollé un chouia mes oreilles 5/arraché sans ménagement mes veines apparentes 6/chaussé des talons de vingt centimètres 7/mis un corset 8/raboté mes pieds 9/exécuté quelques dizaines de filles par-fai-te-ment gaulées. Et je vous épargne encore quelques autres remèdes un poil exagérés que j'ai souvent osé imaginer. Les complexes et les pics d'angoisse, des miens à ceux de Nicolas Sarkozy, ça n'est au final qu'emmerdements et mépris. De soi ou des autres. Et voilà où ça nous mène, aujourd'hui. Quel temps pourri.

 

Causette

 

 

Vous l'aurez sûrement remarqué, mais je suis encore là. Dans vos mains et sous vos doigts.Et c'est uniquement grâce à vous et grâce à celles qui, ailleurs en ce moment, sont en train de me lire. Partie à l'aventure sans bagages ni assurance rapatriement, mon voyage commence à durer. Avec presque rien de publicité. Sans groupe de presse ni bienveillant mécène. Grâce à vous. Seulement vous. Merci d'être là... et pourvu que ça dure!



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